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10/09/2012

Victoire de Jean Arthuis : lancement hier à Vannes d'un grand parti centriste, autonome mais clair dans ses alliances avec la droite

 

Victoire de Jean Arthuis : lancement hier à Vannes d'un grand parti centriste, autonome mais clair dans ses alliances avec la droite

 

 

 

Samedi 8 septembre 2012 -
Par Pierre ROCHICCIOLI
VANNES (AFP) - Les représentants des partis de centre-droit, dont l'ancien ministre Jean-Louis Borloo, ont réaffirmé samedi à Vannes leur volonté de créer un parti commun, le président des Radicaux assurant que cette nouvelle formation verrait le jour dans les prochaines semaines.

Les annonces officielles viendront plus tard mais l'affaire semble entendue: plusieurs formations centristes -sans le MoDem de François Bayrou- devraient prochainement se regrouper dans un grand parti sous la présidence du Radical Jean-Louis Borloo."On m'a demandé d'en être le président et j'ai accepté", a confirmé l'ancien ministre de l'Ecologie devant quelques journalistes.

Réunis à Vannes pour une journée de débats par le sénateur Jean
 Arthuis, président de l'Alliance centriste, les représentants des différentes formations ont réaffirmé leur volonté de ne plus traîner pour mettre ce nouveau mouvement sur orbite.

"C'est une affaire réglée. Le parti sera lancé dans les semaines qui viennent", a assuré Jean-Louis Borloo, président du Parti radical.

A ses côtés se trouvaient le député Jean-Christophe Lagarde, président de Force européenne démocrate (FED), et le sénateur Joël Guerriau, représentant le Nouveau centre d'Hervé Morin.

Le sénateur MoDem Jean-Marie Vanlerenberghe, proche de François Bayrou, également présent, a expliqué "être un trait d'union, un médiateur" mais n'a pas précisé s'il entendait personnellement participer au nouvel ensemble dont il dit pourtant partager les objectifs.

"J'étais confiant en arrivant ce matin, je le suis encore plus en vous quittant ce soir", s'est félicité Jean Arthuis à l'issue de la journée qui n'avait pourtant attiré en Bretagne qu'une petite centaine de militants.

La création du nouveau parti centriste doit s'inscrire dans le prolongement des groupes centristes autonomes de l'Assemblée (29 députés) et du Sénat (30 sénateurs).

"La nouvelle formation sera un parti de plein exercice ayant des pouvoirs en matière programmatique, d'investiture aux élections et de discipline interne. Il aura son propre financement et les rôles seront clairement répartis entre les différents partenaires", a précisé Jean-Louis Borloo.

"Ce parti sera transparent et démocratique, une personne une voix", a assuré l'ancien ministre. Il sera "indépendant" mais "clair dans ses alliances" avec la droite, a-t-il ajouté. "L'UMP a le choix dans ses alliances entre nous et le FN mais elle ne gagnera pas seule", a-t-il prévenu.

Le nouvel ensemble acceptera la double appartenance pour permettre à ceux qui le souhaitent de rester dans leur parti d'origine. Cette configuration nécessitera cependant un changement statutaire pour le NC qui pour l'heure n'accepte pas la participation de ses membres à une autre structure politique.

Interrogé sur les chances de réussite de ce nouvel ensemble, M. Borloo a estimé que l'échec de François Bayrou à la présidentielle et aux législatives, après avoir tendu la main à la gauche, avait démontré à tous que "l'expérience d'un centre indépendant, sans alliance, était beau, romanesque, mais conduisait à une impasse politique".

Pour Jean-Christophe Lagarde, le nouveau parti devra être loyal dans ses alliances (avec l'UMP) mais aussi assumer la compétition avec son partenaire de droite.

"Nous nous sommes séparés parce que nous avons cessé de penser ensemble un projet de société", a souligne le député de Seine-Saint-Denis en référence à l'éclatement des partis centristes, avant d'appeller ses amis "à inventer un nouveau modèle économique pour la France et l'Europe".

"Il ne suffit pas de se regrouper. Il faut que nous soyons les meilleurs sur les différents sujets si l'on veut asseoir notre crédibilité pour gouverner", a abondé Jean-Louis Borloo.

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